
Issu du latin « papa » et du grec « pappas », le terme « père » ou « patriarche » désigne l'expression d'affection d'un enfant envers son géniteur ou celui qui l’adopte. Un « père » est donc un homme qui a engendré ou adopté un ou plusieurs enfants.
Le terme « père » est également utilisé de manière métaphorique pour qualifier le créateur d’une œuvre artistique, d’un courant ou mouvement littéraire ou historique. Par exemple, Martin Luther est considéré comme le père de la Réforme, et Jean-Jacques Dessalines est le père de la Révolution haïtienne. Parfois, le terme « père » est employé de manière informelle comme marque de respect et d’appréciation envers certains hommes âgés.
Au milieu du IIIe siècle de l’ère chrétienne, certains ecclésiastiques avaient commencé à porter le titre de « père ». Ce titre s’est ensuite généralisé dans les confessions catholique et orthodoxe à la fin du Moyen Âge pour désigner une catégorie particulière de religieux.
Dans le milieu protestant, ce n’est qu’à la fin du XXe siècle que certains leaders ont commencé à se faire appeler « père » ou « papi ». Si la plupart des fidèles utilisent volontiers ce titre en signe d’appréciation et de respect, certains leaders contemporains exigent désormais qu’ils soient ainsi appelés et accusent ceux qui refusent de le faire de manquer de respect ou de désobéissance.
Qu’en disent les Saintes Écritures ? De nombreux passages mentionnent les métaphores de « père », « enfant », « fils » et d’autres termes appartenant au champ sémantique de la filiation, dans le cadre des relations entre les dirigeants d’Église et les croyants, ainsi qu’entre des dirigeants et des Églises locales. Examinons les versets pour comprendre l’usage qu’ils en ont fait avant de tirer certaines conclusions à partir d’une analyse scripturaire.
I. Usage des métaphores de « père », « enfant » et « fils » dans la foi
Paul désigne Timothée comme son « enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur » (1 Co 4 : 17) et son « enfant véritable dans la foi » (1 Tm 1 : 2, 18 ; 2 Tm 1 : 2 ; 2 : 1), bien qu’il ne l’ait pas conduit à Christ, car Timothée était déjà un disciple de Christ avec un bon témoignage avant sa rencontre avec Paul (Ac 15 : 40-41 ; 16 : 1-5).
Paul présente également Tite comme son « véritable enfant dans la foi » (Tt 1 : 4). Notons que l’expression « dans la foi » peut être traduite différemment, comme par exemple, « dans la foi qui nous est commune » dans Crampon ou « selon la commune foi » dans Darby.
L’apôtre des gentils désigne également Onésime comme « son enfant, celui qui est devenu son fils en prison » ou son « enfant qu’il a engendré en prison » (Philémon 1 : 10).
Paul appelle les chrétiens de Galatie « ses enfants » pour qui il éprouve « les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en eux » (Ga 4 : 19).
Il écrit aux chrétiens de Corinthe comme à ses « enfants bien-aimés » qui ne peuvent avoir « plusieurs pères », car, dit l’apôtre, « c'est lui qui les a engendrés en Jésus-Christ par l'Évangile » (1 Co 4 : 14-16).
Dans sa seconde Épître aux Corinthiens, il explique : « En effet, ce n'est pas aux enfants de faire des réserves pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants. Quant à moi, je ferai très volontiers des dépenses et je me dépenserai moi-même pour vous, même si plus je vous aime, moins je suis aimé de vous » (2 Co 12 : 14-15).
Paul rappelle aux chrétiens de Thessalonique que Sylvain, Timothée et lui ont été pour chacun d’eux ce qu'un père est pour ses enfants : « Nous vous avons encouragés, réconfortés et suppliés de marcher d'une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire » (1 Th 2 : 11-12). Paul montre ainsi qu’il n’en a pas été le seul.
Jean considère tous les destinataires de son Épître comme « ses enfants » (1 Jn 2 : 1, 12-13, 18).
Pierre transmet aux destinataires de sa première Épître les salutations d’autres chrétiens ainsi que celles de Marc, qu’il désigne comme « son fils » (1 P 5 : 13).
D’après Paul, Abraham est le père des Juifs, les circoncis, mais également de « tous les incirconcis qui croient », qui « marchent sur les traces de la foi » du patriarche. On devient « héritier de la promesse par la foi » ; « Abraham est notre père à tous » (Rm 4 : 11-16). « Ceux qui ont la foi sont les fils d’Abraham » (Ga 3 : 7).
Sans conteste, Paul est celui qui utilise le plus les métaphores de « père » (pater) et « enfant » (teknon), ainsi que « enfant légitime » (gnesios, teknon gnesios) ou « fils » (huios) dans le contexte de la foi chrétienne. Ce sont surtout ses écrits qui nous aident à mieux appréhender leur signification[1].
II. Sens des métaphores « père », « enfant » ou « fils » dans les Écritures
Dans les Écrits néotestamentaires, les métaphores de « père », d’« enfant » ou de « fils » dans le contexte de la foi chrétienne s’emploient dans trois grandes acceptions.
1. Relation de filiation spirituelle
Ces images de filiation expliquent la relation entre croyants, lorsque certains ont été amenés à Christ par la prédication des autres. Les chrétiens qui ont prêché l’Évangile, par lequel d’autres personnes ont trouvé la foi salvifique, sont comparés à des pères biologiques, des géniteurs qui ont engendré des enfants. Dans cette perspective, un « père » dans la foi est celui qui a amené une personne à la vie nouvelle en Christ. C’est dans ce sens que Paul déclare aux Corinthiens : « C'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile » (1 Co 4 : 15).
2. Responsabilités des dirigeants envers les croyants
Les images de « père », « fils » ou « enfant » sont également utilisées pour expliquer la relation entre des leaders qui instruisent les croyants, les nourrissent et les édifient, même s’ils ne sont pas les prédicateurs par l’entremise desquels Dieu les avait amenés à Christ. Paul considère Timothée comme « son fils légitime dans la foi », bien que Timothée fût déjà un fervent disciple de Jésus avant sa rencontre avec Paul. De même, Paul considère que Sylvain, Timothée et lui ont été des « pères » pour les chrétiens de Thessalonique en les ayant « encouragés, réconfortés et suppliés de marcher d'une manière digne de Dieu » (1 Th 2 : 11-12).
Les conducteurs chrétiens qui enseignent et guident les fidèles sont ainsi comparés aux pères nourriciers, biologiques ou adoptifs, qui s’acquittent de leurs devoirs d’entretien à l’égard de leurs enfants. Dans la culture juive, celui qui enseigne la Torah à un garçon est reconnu comme ayant engendré ce garçon dans la foi. Les anciens et autres enseignants chrétiens qui ont édifié les fidèles par leur enseignement sont donc censés les « engendrer dans la foi ».
Dans de nombreux cas, les leaders chrétiens ont sous leur responsabilité des croyants qu’ils n’avaient pas eux-mêmes évangélisés et amenés à la foi évangélique. Cependant, ils sont appelés à les aimer, les protéger et les conduire comme un père le ferait avec ses propres enfants.
3. Usage métaphorique dans la langue hébraïque
Il convient également de rappeler l’usage métaphorique de l’expression « être le fils de quelqu’un ou de quelque chose » dans la langue hébraïque. Il s’agit d’un hébraïsme qui peut signifier tout simplement « avoir les caractéristiques de » ou « marcher sur les traces de », selon le contexte. C’est ce sens qu’il faut comprendre dans des expressions comme « les enfants du diable » (1 Jn 3 : 9-10), les « fils du tonnerre » (Mc 3 : 17) et « enfants de la lumière » (Ep 5 : 8 ; 1 Th 5 : 5).
Dans cette même perspective, « tous ceux qui ont la foi sont les fils d’Abraham », parce qu’ils « marchent sur les traces de la foi » du patriarche (Ga 3 : 7 ; Rm 4 : 11-16). De plus, cet emploi explique en partie comment Paul, un apôtre reconnu et respecté, introduit les frères Timothée et Tite aux Églises locales. En les présentant comme ses « fils légitimes dans la foi » (1 Tm 1 : 2 ; Tt 1 : 4), l’apôtre témoigne aux Églises de sa pleine confiance en ces jeunes collaborateurs tout en indiquant qu’ils sont ses fidèles imitateurs, comme il l’est de Jésus-Christ. Par exemple, il explique aux chrétiens de Philippes que « Timothée a fait ses preuves en se consacrant au service de l'Évangile avec lui comme un enfant avec son père » (Ph 2 : 22).
III. Quelques conclusions des usages scripturaires des métaphores « père », « enfant » ou « fils » dans la foi
1. L’expression « père spirituel » est absente dans les Écritures
Les termes « père spirituel », « mère spirituelle », « enfant spirituel », « fils spirituel » ou « fille spirituelle » ne se trouvent pas dans la Bible. Les Écritures utilisent plutôt les expressions « père dans la foi », « enfant dans la foi » et « fils ».
Les dirigeants chrétiens sont parfois vus comme des pères dans la foi qui ont métaphoriquement engendré leurs disciples par l’Évangile. Il est vrai que certains pourraient interpréter « père dans la foi » comme équivalent à « père spirituel », ce qui peut sembler plausible. Cependant, il est important de noter que les Écritures n’utilisent jamais ces expressions. La question se pose alors : pourquoi introduire une nouvelle terminologie ? Pourquoi ne pas rester fidèle aux expressions bibliques ?
Un être humain sauvé par la foi peut enseigner l’Évangile et, par ce moyen, engendrer métaphoriquement ceux qui acceptent la foi. « La foi vient de ce qu’on entend » (1 Co 4 : 14-15 ; Rm 10 : 17). Un leader peut aussi être un modèle de foi, et ceux qui suivent cet exemple peuvent être considérés comme ses « fils » en matière de foi, tout comme Abraham est le père de tous ceux qui vivent par la foi. Cependant, seul Dieu peut engendrer des personnes dans l’Esprit, c’est-à-dire les faire naître de nouveau (Jn 1 : 12-13 ; 4 : 24 ; Gal 4 : 6).
Pour éviter toute ambiguïté et rester fidèle à la terminologie biblique, il est préférable de ne pas utiliser les expressions comme « père spirituel » ou « enfant spirituel ». La question demeure cependant : lorsque les fidèles s’adressent aux responsables d’Église, doivent-ils les appeler « père », « papa » ou « papi » ? Cette question mérite réflexion dans le contexte actuel.
2. Les métaphores « père », « enfant » ou « fils » dans la foi ne sont pas des titres
Les métaphores telles que « père », « enfant » et « fils dans la foi » décrivent les relations et responsabilités entre les croyants et les dirigeants d’Église. Cependant, ces termes ne sont pas utilisés comme titres ou appellations dans les interactions fraternelles ou interpersonnelles entre croyants.
Prenons un autre exemple pour clarifier. Dans Jean 15 : 1-17, Jésus utilise la métaphore de la vigne : le Père est le vigneron, Jésus-Christ est le vrai cep, et les croyants sont les sarments. Cette image illustre l’intimité entre Jésus, le vrai cep, et les croyants, les sarments, tout en soulignant la nécessité pour ces derniers de rester attachés à lui pour croître et porter des fruits pour la gloire de Dieu. Cependant, personne n’appelle Dieu « vigneron » et personne n’appelle Jésus « vrai cep ». De même, les croyants ne se nomment pas « sarments » entre eux. L'important est de comprendre et de vivre les leçons que ces métaphores enseignent.
Les apôtres présentent les chrétiens comme leurs enfants dans la foi, mais aucun d’eux ne se faisait appeler « père », « papa » ou « papi » par les croyants. Les métaphores de « père », « enfant » ou « fils » aident à comprendre les rôles et qualités d’un dirigeant d’Église (1 Th 2 : 7-8), mais elles n’ont jamais été transformées en titres ou appellations. Les chrétiens des premiers siècles ne s’adressaient pas aux apôtres en les appelant « père » ou « papa ».
Il pourrait être objecté que le fait que les chrétiens de l’Église primitive n’appelaient pas les dirigeants d’Église « père » ou « papa » ne prouve pas nécessairement que cette pratique soit inappropriée ou interdite. Après tout, les croyants adoptent de nombreuses pratiques que les chrétiens primitifs ne connaissaient pas. Cependant, cette objection ignore une interdiction formelle de cette pratique.
En effet, Jésus-Christ a clairement interdit l’utilisation des termes « père » pour désigner d’autres personnes que les pères biologiques, à l’exception de Dieu seul. En condamnant l’orgueil des pharisiens et des scribes qui recherchent les honneurs et les titres, Jésus a recommandé expressément aux disciples : « Ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, c'est le Christ, et vous êtes tous frères. N'appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c'est celui qui est au ciel » (Mt 23 : 8-9). Christ appelle à l’humilité, rappelant que nous avons tous un seul Père céleste (Mal 2 : 10 ; 1 Co 8 : 6), indépendamment de nos fonctions dans le corps du Christ.
Ainsi, les chrétiens du Nouveau Testament n’ont jamais appelé les dirigeants d’Église « père ». Cette pratique n’est apparue qu’au IIIe siècle, lorsque certains croyants ont commencé à utiliser le terme « père » ou « pape » pour s’adresser aux évêques, tant en Occident qu'en Orient, comme une marque d’affection. Au Moyen Âge, particulièrement à partir du VIe siècle, l’évêque de Rome est devenu exclusivement connu sous le titre de « pape » en Occident, tandis qu'en Orient, plusieurs évêques ont continué d’utiliser cette appellation jusqu’à notre époque.
Parallèlement, à partir du IVe siècle, certains fidèles ont commencé à appeler les moines du désert « abbas », un terme araméen signifiant « père ». Ces moines vivaient dans les déserts d’Égypte, de Palestine ou d’Asie Mineure. Cette pratique s’est étendue à d’autres communautés au fil des siècles. Finalement, cette tradition a été institutionnalisée, et les religieux catholiques continuent d’utiliser les appellations « père » et « révérend père » depuis le XVIe siècle.
L’évêque de Rome est alors devenu le « Très Saint Père », distinct des autres « révérends pères » qui occupent des positions inférieures dans la hiérarchie de l’Église romaine.
3. Tous les dirigeants d’Églises sont des pères dans la foi
Considérant l’usage des métaphores « père », « enfant » et « fils » dans le Nouveau Testament, il est clair que tous les responsables d’Église peuvent être vus comme des pères dans la foi pour les croyants qu’ils ont amenés à Christ par leur prédication ou pour ceux qu’ils nourrissent par leur enseignement. Les croyants ont donc un ou plusieurs pères dans la foi en fonction de ceux qui les ont introduits à Christ et des responsables qui les nourrissent spirituellement au sein de leur assemblée.
De plus, un croyant peut reconnaître plusieurs personnes comme des « pères » dans la foi s'il reçoit des enseignements et une guidance spirituelle de plusieurs enseignants chrétiens. Par exemple, le fait que Paul appelle Timothée « mon enfant dans la foi » ne diminue en rien la paternité de ceux qui ont introduit Timothée à la foi dès son jeune âge. De même, en s’adressant aux chrétiens de Thessalonique, Paul souligne que Sylvain (appelé Silas dans le livre des Actes), Timothée et lui-même ont été comme des pères pour eux, car ils ont tous contribué à leur édification spirituelle.
Il est également important de noter que, selon la perspective néotestamentaire, la direction d’une Église locale est collégiale. Le Nouveau Testament fait toujours référence aux responsables d’une Église locale au pluriel : « des anciens dans chaque Église » (Ac 14 : 23 ; Tt 1 : 5), « les anciens qui dirigent bien » (1 Tm 4 : 14 ; 5 : 17), « ceux qui travaillent parmi vous » (1 Th 5 : 12), « vos conducteurs » (He 13 : 7, 17, 24), pour ne citer que quelques passages. Dans le Nouveau Testament, les termes « anciens », « évêques » et « conducteurs » sont interchangeables (Ac 20 : 17, 28 ; Ph 1 : 1). Tous les dirigeants d’une Église locale sont donc considérés comme des pères dans la foi pour les membres de cette Église.
Un père dans la foi n’est pas un gourou spirituel à rechercher ailleurs, en dehors des conducteurs que Dieu a placés à la tête de votre Assemblée ou de ceux qui vous nourrissent dans la foi.
4. Exceptionnellement, certains leaders n’ont pas eu d’autres pères dans la foi en dehors d’Abraham
Il n'est pas toujours nécessaire d'avoir quelqu'un à considérer comme un père dans la foi, bien que nous soyons tous, dans une certaine mesure, tributaires des influences d’autrui. En dehors d'Abraham, qui est considéré comme le père de tous ceux qui ont la foi, certains individus ont reçu un appel de Dieu et ont exercé leur ministère efficacement sans avoir eu de père dans la foi.
Par exemple, tout au long de sa vie, Paul n'a jamais identifié quelqu'un d'autre comme son « père » dans la foi, même s'il se considérait lui-même comme un père pour Timothée ou Tite. Cette situation ne se limite pas au fait que Paul était un apôtre. Des figures telles que Pierre de Valdo au XIIe siècle et Martin Luther au XVIe siècle n'ont pas non plus eu de père dans la foi. Ils ont été amenés à Christ par la lecture des Saintes Écritures et ont puisé dans ces Écrits pour se nourrir et nourrir spirituellement de nombreuses autres personnes.
5. Le « fils » dans la foi d’une personne peut toujours collaborer avec d’autres leaders
Le fait d’être considéré comme le « fils dans la foi » d’une personne n’empêche pas la collaboration avec d’autres leaders. L'exemple de Marc illustre parfaitement ce point.
Marc, également appelé Jean-Marc, cousin de Barnabas, était selon Eusèbe le secrétaire et collaborateur de Pierre, qui le considère comme « son fils » (1 P 5 : 13). Marc est l'auteur de l'un des quatre Évangiles.
Lors du premier voyage missionnaire de Paul, Marc a quitté l'équipe en cours de route en raison de certaines difficultés. En conséquence, Paul a décidé de ne plus l’amener lors de son second voyage. Marc est alors parti pour un voyage en direction de Chypre sous la direction de Barnabas (Ac 15 : 36-41).
Cependant, à la fin de son ministère, Paul sollicite la collaboration de Marc. À ce moment-là, seul Luc était avec Paul. Il demande que Marc lui soit amené, en soulignant qu’il est très utile pour son ministère apostolique (2 Tm 4 : 11).
Ainsi, le chrétien n’appartient ni à celui qui le considère comme son fils dans la foi, ni à celui qu'il considère lui-même comme son père dans la foi. Tous les chrétiens sont des serviteurs à part entière travaillant ensemble dans le champ du Seigneur.
Saint-Pierre BEAUBRUN,
Directeur du SENS
Communication donnée à un groupe de chrétiens du Service d’entraide socio-spirituelle (SENS), le 07 août 2024.
[1] Paul utilise le terme grec « teknon » pour désigner Timothée dans 1 Co 4 : 17. Ce terme, employé 98 fois dans le NT, peut être traduit en français par « enfant » ou « enfant légitime ». Dans 1 Tm 1 : 2, Paul utilise le mot « gnesios », qui apparaît 4 fois dans le NT et peut être traduit par « légitime » (enfant) ou « sincérité ». En ce qui concerne Tite, il utilise les deux termes : « mon enfant » (teknon) et « légitime » (gnesios) dans Tt 1 : 4. De plus, il utilise le terme « huios » (fils), employé 381 fois dans le NT, pour expliquer la relation entre les croyants et Abraham (Gal 3 : 7). Le terme « huios » est également utilisé par Pierre pour désigner Marc dans 1 P 5 : 13.
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