MÉMOIRE ET FOI : Pourquoi l’HISTOIRE de la RÉFORME ne Doit pas être Oubliée ?

MÉMOIRE ET FOI : Pourquoi l’HISTOIRE de la RÉFORME ne Doit pas être Oubliée ?

À une époque où nos valeurs et nos croyances sont souvent remises en question, il est essentiel de plonger dans notre passé et de revisiter les fondements de notre identité religieuse. En explorant les luttes et les convictions qui ont forgé notre héritage spirituel, nous pouvons en tirer des enseignements précieux qui éclairent notre foi aujourd'hui. C’est dans cette perspective que le SENS, organisation sociale de confession protestante, anime cette causerie à l’occasion du 507e anniversaire de la Réforme (31 octobre 1517 – 31 octobre 2024).

 

La Réforme, bien plus qu’un simple mouvement religieux, a constitué un retour aux sources, une quête ardente pour retrouver l’essence même du christianisme tel qu'il était vécu par les premiers croyants. La curie romaine a persécuté et sacrifié de nombreux fidèles pour tenter d'empêcher l'émergence de cette révolution religieuse, mais elle a échoué. Ce bouleversement d’une ampleur sans précédent, qui a donné naissance au protestantisme, s’est finalement produit à l’aube du XVIe siècle, sous le leadership de figures emblématiques telles que Luther, Calvin et Zwingli. Ces réformateurs ont remis en question les pratiques et croyances de l’Église médiévale, plaidant pour un retour aux Écritures et affirmant que la foi seule pouvait mener à la justification. Au-delà de ses implications théologiques, la Réforme a exercé une influence durable et multiforme, s'étendant bien au-delà des frontières religieuses.

 

Dans notre société post-moderne, où l'universalisme tend à gommer les différences, le discours œcuménique prend souvent le pas. Évoquer l'histoire de la Réforme est parfois perçu comme un discours revanchard, un rappel des vieux démons d’un passé peu glorieux que beaucoup préfèrent ignorer, voire effacer s’il était possible. Tout semble s'orienter vers un appel au pardon, au détriment de la justice, et vers l’unité, au détriment de la vérité.

 

Même au sein du milieu protestant, certaines voix soutiennent que les discussions sur la Réforme ne sont plus nécessaires. En effet, la plupart des Églises évangéliques n’en parlent plus. Pourtant, cette vision peut s'avérer lourde de conséquences. En négligeant notre histoire, nous risquons de perdre notre identité et les leçons cruciales que cette période nous enseigne. L'absence de dialogue sur la Réforme peut engendrer des erreurs répétées et des confusions doctrinales qui affectent notre foi et notre communauté.

 

Karl Marx nous avertissait en 1848 que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre ». Alphonse de Lamartine, dans son poème L’Homme, affirmait déjà : « Ignorant d’où je viens, incertain où je vais. » Bien que ces réflexions ne soient pas issues d'un contexte d'histoire religieuse, elles demeurent pertinentes dans le cadre de notre foi.

 

Il importe de clarifier d’emblée que notre intervention ne porte pas sur l’importance de la Révolution religieuse du XVIe siècle, mais plutôt sur la nécessité de continuer à raconter son histoire. Pour ce faire, nous nous proposons d’évoquer sept raisons :

 

ü Tirer parti des fonctions de l'histoire 

ü Pallier l'ignorance dans le milieu protestant 

ü Corriger les idées erronées persistantes

ü Préserver les acquis souvent en péril

ü Assurer la transmission aux générations futures

ü S’édifier spirituellement  

ü S’outiller pour la défense de la foi  

 

Explorons ensemble ces raisons afin de comprendre comment la connaissance de l’histoire de la Réforme peut et doit inspirer notre engagement spirituel aujourd'hui. 

 

I.     Tirer parti des fonctions de l'histoire 

 

Le terme « histoire » est ici utilisé pour désigner la « connaissance du passé », et non l’activité de l’historien. Connaître notre histoire, c'est nous connaître nous-mêmes. L’histoire nous aide à mieux comprendre le présent en identifiant des origines communes, des expériences partagées et des relations de cause à effet. Elle met en lumière des héros et des anti-héros, des exemples et des contre-exemples, des modèles à suivre et des erreurs à éviter.

 

En outre, l’histoire nous permet de relativiser le présent et de cultiver un esprit critique, rationnel et scientifique. Elle éclaire nos imperfections et nos capacités, tout en fournissant un fil conducteur pour nos actions futures. Comme le souligne un adage célèbre, « ce n'est pas l'histoire qui doit nous gouverner, mais c'est nous qui constituons notre histoire en nous projetant vers l’avenir, en prenant appui sur notre passé ». Il ne s'agit pas seulement de glorifier le passé ou d'y chercher des modèles à imiter, mais de l’évaluer de manière critique.

 

L’histoire de la Réforme, en particulier, nous invite à tirer des leçons du passé médiéval pour éviter les erreurs qui ont menacé l’Église : déviations doctrinales, décadences morales et ambitions du pouvoir temporel. En ce sens, elle nous protège des erreurs répétées, car les « nouvelles » hérésies ne sont souvent que d’anciennes idées recyclées.

 

Enfin, l’histoire de la Réforme enrichit notre connaissance des racines du christianisme moderne et des différences doctrinales qui caractérisent les grandes confessions chrétiennes. Elle nous fournit un cadre pour évaluer nos croyances dans un contexte plus large, en les comparant aux enseignements de nos prédécesseurs.

 

II.  Pallier l'ignorance dans le milieu protestant  

 

Pour mieux illustrer ce point, je vais raconter deux faits vécus. Le premier est le constat qui m’a amené à commencer à enseigner sur la Réforme il y a environ 30 ans. Cet enseignement a ensuite donné naissance à l’ouvrage Coup d’œil rétrospectif sur la Réforme, publié en 2005, dont la troisième édition vient de sortir ce mois d’octobre 2024, à l’occasion du 507e anniversaire de la Réforme. C’est d’ailleurs cette histoire qui ouvre l’introduction de ce livre :

 

En 1993, un de mes condisciples et amis catholiques, qui avait l’habitude de suivre mes débats bibliques, m’a demandé : « Beaubrun, que reproches-tu aux catholiques ? » Je lui ai répondu : « Ce que les réformateurs du XVIe siècle leur avaient reproché. » Ayant compris la profondeur historique de ma réponse, mon interlocuteur catholique se tut et s’en alla.

 

À ce moment-là, un ami protestant intervint et m’interrogea : « Pourquoi n’a-t-il rien dit ? De quoi les réformateurs ont-ils blâmé les catholiques ? » Prédicateur ordonné de son Église et moniteur de l’école dominicale, mon frère et ami protestant ignorait encore les fondements historiques et bibliques de la Réforme protestante. Triste réalité !

 

J’avais déjà un intérêt pour la théologie historique, ayant suivi des cours sur les doctrines, les religions et les sectes, notamment au Mouvement d’évangélisation sans frontières (MESF), mais ce constat m’a davantage incité à effectuer des recherches et à donner des formations sur l’histoire de l’Église, en mettant un accent particulier sur la Réforme du XVIe siècle.

 

Le second fait est une autre erreur lamentable dont j’ai été victime au cours de mon adolescence dans une Église évangélique. Un de mes pasteurs a animé plusieurs séances d’études bibliques sur les « Quatre-vingt-quinze thèses sur la justification par la foi », en se servant d’un livre portant le même titre. Il croyait étudier avec l’Église les 95 thèses de Martin Luther. Certes, Morris L. Venden, l’auteur du livre, met un astérisque dans le titre qui renvoie à une petite note disant : « Avec excuses à Martin Luther ». Mais cela n’avait pas attiré l’attention du pasteur.  Quelques mois après, il m’avait prêté l’ouvrage en question. J’ai commencé à apprendre les thèses qui y sont développées, croyant qu'il s'agissait effectivement des thèses du réformateur allemand. Par la suite, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un ouvrage adventiste qui n’avait rien à voir avec les thèses du père de la Réforme. Venden n’a fait qu’utiliser l’intitulé des thèses luthériennes, sans en considérer aucune. C’est moi qui ai informé le pasteur de cette regrettable erreur, due notamment au manque de transmission des connaissances sur la Réforme dans notre secteur.

 

L’insuffisante transmission des vérités historiques et bibliques sur la Réforme protestante laisse de nombreux croyants, y compris des leaders, ignorer le fondement de leurs origines. Par manque de connaissances appropriées, non seulement la plupart de nos frères et sœurs sont incapables de défendre leur foi biblique, mais, pire encore, certains utilisent même le terme « protestant » comme une injure envers leurs collègues du culte réformé. Une auto-flagellation. Quelle ironie !

 

Mais il n’y a pas que l’ignorance dans notre milieu ; il y a également des désinformations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre secteur. Cela nous amène à examiner les idées erronées persistantes.  

 

III.                     Corriger les idées erronées persistantes

 

De nombreuses idées erronées circulent dans notre milieu et ailleurs sur l’origine de la Réforme et du protestantisme. Certaines de ces erreurs sont véhiculées de bonne foi par des victimes de la tragédie humaine qu'est la sincérité dans l’ignorance. En revanche, d’autres sont diffusées délibérément pour obstruer les bienfaits de la Réforme et ternir l’image du protestantisme. Quoi qu’il en soit, nous, croyants évangéliques, sommes les mieux placés pour corriger ces idées erronées persistantes, en faisant retentir les clairons de la vérité biblique et historique. Pour illustrer ces idées fausses, je vais vous raconter deux autres anecdotes personnelles.

 

Au début de mon adolescence, j’ai évoqué mon intention de fréquenter une Église protestante. Mon feu père, qui était à la fois catholique et prêtre vaudou, m’avait alors expliqué l’origine du protestantisme en ces termes :

 

« Martin Luther était un prêtre qui aurait été expulsé de l’Église catholique en raison de son mode de vie chaotique et de son désir de se marier. Cette expulsion aurait été suivie par le ralliement de tous les catholiques déviants à sa cause, donnant ainsi naissance au protestantisme. Lors de son départ, il n’avait pas eu la possibilité d’avoir toute la Bible. Il n’a pu voler que 19 feuilles de la Bible catholique. C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, la Bible protestante est plus petite que celle des catholiques. »

 

Certes, mon père n’avait pas l’intention de déformer la vérité sur Martin Luther et l’origine du protestantisme, mais il se contentait de me transmettre l’enseignement erroné qu’il avait lui-même reçu. Sa petite histoire, qui n’avait rien de vrai, avait cependant atteint son but : elle m’a enlevé l’idée de me convertir au protestantisme tout en me confortant dans le catholicisme. Avec l’illusion de la supériorité et de la véracité de ma confession, j’avais commencé à ironiser sur deux de mes condisciples et amis protestants, leur disant d’un air fier que leur Église ne disposait pas d’une Bible complète et que son fondateur était un débauché et un voleur, patati patata.

 

On pourrait penser que mon père parlait ainsi parce qu’il n’avait pas réalisé de grandes études universitaires. Loin de là, la seconde anecdote le prouve bien. Lors d’un petit échange avec des collègues sur la Réforme lors d’une pause, l’un d’eux s’écria en s’adressant à un autre : « Ah, Joseph [nom d’emprunt], le coordo – il me désignait ainsi parce que j’étais le coordonnateur du projet – vient de dire que Martin Luther était un prêtre avant de quitter l’Église catholique. » L’autre rétorqua : « Le coordo ne connaît pas bien cette histoire. Luther était un séminariste. Il n’a pas eu le temps d’achever ses études ni d’être ordonné prêtre. Il a été excommunié pour indiscipline. » Ces deux amis, intellectuels et catholiques pratiquants, étaient si sûrs de clamer ces idées erronées en présence de plusieurs autres employés que je voyais qu’ils étaient sincères.

 

En revanche, j’étais grandement surpris de constater qu’à l’ère de l’information, des intellectuels puissent encore croire à ces mensonges. Pour mettre fin aux échanges, je leur ai demandé d’effectuer une recherche sur Martin Luther sur Google. Ce qu’ils ont fait. Je leur ai demandé de lire un article sur Wikipédia à haute voix. L’un d’eux a commencé, mais a rapidement hésité en lisant que Martin Luther était un prêtre augustin, docteur en théologie et professeur d'université. Ils étaient si gênés qu’ils se sont brusquement éloignés sans rien ajouter.

 

Dommage que les idées erronées de ce genre ne manquent pas. Toutefois, l’histoire de la Réforme n’est pas seulement utile pour corriger ces erreurs ; elle est également nécessaire pour préserver les acquis qui sont souvent en péril.  

 

IV.                      Préserver les acquis souvent en péril

 

Le terme « acquis » est utilisé ici dans le sens d'avantages, de privilèges ou de droits obtenus grâce à des actions ou à des luttes. Il peut également désigner ce qui est obtenu par l'habitude, l'éducation ou l'influence du milieu, s'opposant ainsi à ce qui est inné.

 

Parmi les nombreux acquis de la Réforme, on peut mentionner les grands principes qui continuent de caractériser les Églises évangéliques :

 

ü Les Écritures comme seule Autorité en matière de foi et de conduite chrétienne (Sola Scriptura) ;

ü La justification par la foi sans les œuvres (Sola Fide) ;

ü Le sacerdoce universel des croyants (Sola Gratia).

 

Cependant, les tentations qui menacent ces acquis sont constantes. De temps à autre, des leaders émergent qui se comportent parfois comme de petits papes ; des croyances et pratiques susceptibles de se substituer aux Écritures font leur apparition ; des stratégies visant à soutirer de l’argent des fidèles rappellent les anciennes pratiques de la vente des indulgences, etc. Il est donc essentiel de rester vigilants et de réaffirmer sans cesse les grands principes de la Réforme, qui peuvent constituer un véritable rempart contre les nombreuses dérives qui nous guettent constamment.

 

V.  Assurer la transmission aux générations futures

 

C’est la responsabilité des leaders actuels de s’assurer d’une relève de qualité. Nous avons un devoir de mémoire. Sinon, la mémoire des événements fondateurs peut s’estomper, laissant place à l’ignorance, voire à l’indifférence. Dans le tumulte des débats quotidiens, où les traditions s’entremêlent et les identités s’engloutissent dans la globalité, il devient facile de perdre de vue les fondations sur lesquelles nos croyances sont établies. Or, un peuple sans histoire est un peuple sans âme. Comme l’a dit Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme en 1950 : « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. » C’est à nous de transmettre les connaissances sur nos origines religieuses aux générations futures.

 

L’histoire de la Réforme constitue l’un des chapitres du récit de la fidélité de Dieu envers son Église. Dieu souhaite que son peuple remémore les miracles qu’il a accomplis en sa faveur. Il a demandé aux Israélites de se souvenir de tout le chemin qu’il leur a fait faire pendant ces 40 années dans le désert (Deutéronome 8 : 2) et de l’enseigner à leurs enfants : « Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israël, et il a ordonné à nos ancêtres de l'enseigner à leurs enfants pour que la génération future, celle des enfants à naître, la connaisse, et que, devenus grands, ils en parlent à leurs enfants » (Psaume 78 : 5-6).

 

VI.                      S’édifier spirituellement   

 

L’histoire de la Réforme est marquée par des figures de courage et de conviction, des fidèles qui, au péril de leur vie, ont choisi de se tenir debout pour les principes bibliques de la foi chrétienne. Leur parcours et leur témoignage soulignent l’importance de l’engagement personnel, de la rigueur dans l’analyse des Écritures et du courage dans la défense de nos convictions. Leur modèle est une source d’inspiration pour nous orienter face aux défis et aux opportunités de notre époque, en ayant toujours la Bible comme boussole infaillible.

 

Cette histoire nous offre des héros et des mentors, des guides que nous pouvons suivre, comme ils ont suivi Christ. Personnellement, j’ai parfois pleuré et me suis jeté en prière dans l'humilité après avoir relu l’épopée de ces héros de la foi. Ce sont toujours des moments d’édification qui nous incitent à glorifier Dieu, à confesser nos faiblesses et à lui demander son secours pour tenir le flambeau, à l’instar des réformateurs.

 

VII.                   S’outiller pour la défense de la foi  

 

La connaissance de l’histoire de la Réforme poursuit également un objectif apologétique en équipant le croyant protestant pour défendre valablement ses convictions chrétiennes. Les idées erronées se multiplient, comme mentionné ci-dessus. Les détracteurs de la confession protestante les colportent et s’en servent pour combattre la foi évangélique. Connaître l’histoire permet de rectifier ces erreurs et de montrer le bien-fondé de nos croyances face à ceux qui cherchent souvent à dénigrer cet héritage historique. En outre, être en mesure d’expliquer le pourquoi et le comment de notre foi renforce notre fierté et notre sentiment d'appartenance.

 

« Soyez toujours prêts à défendre l'espérance qui est en vous, nous recommande l’apôtre, devant tous ceux qui vous en demandent raison, mais faites-le avec douceur et respect, en gardant une bonne conscience… » (1 P. 3 : 15-17).

 

En conclusion, à l’occasion de ce 507e anniversaire de la Réforme protestante, il est crucial de rappeler non seulement l’importance de notre héritage social et spirituel, mais aussi la nécessité de raconter son histoire. Cette histoire, riche en luttes et en convictions, est essentielle pour comprendre qui nous sommes aujourd'hui.

 

Nous devons également nous souvenir que l'histoire de la Réforme n'est pas qu'un récit du passé, mais une source d'inspiration pour notre foi aujourd'hui. Les figures qui ont défendu leurs convictions avec courage et détermination nous encouragent à vivre notre foi de manière authentique et à être des témoins fidèles dans notre monde.

 

En partageant les récits des réformateurs, nous enrichissons notre identité protestante et nous armons les générations futures contre l'oubli et l'indifférence. Chaque récit devient une pierre angulaire de notre héritage, nous rappelant les défis surmontés et les principes qui nous guident encore aujourd'hui.

 

Raconter l’histoire de la Réforme, c’est aussi célébrer les valeurs fondamentales de Sola Scriptura, Sola Fide et Sola Gratia. Ces principes nous aident à naviguer dans les complexités contemporaines tout en nous ancrant dans notre foi. Ils nous rappellent l'importance d'une réflexion critique et d'un engagement personnel.

 

En définitive, préserver et transmettre notre histoire est un acte de responsabilité collective. Cela nous permet de garder vivante la mémoire de nos ancêtres spirituels et d’inspirer les générations futures à vivre leur foi avec conviction. En cette occasion, engageons-nous à raconter notre histoire, à apprendre de notre passé et à bâtir un avenir lumineux, éclairé par la vérité et la lumière de l’Évangile. Amen.

 

Saint-Pierre BEAUBRUN,

Directeur du SENS,

stpbeaubrun@gmail.com

 

Communication donnée à l’intention des membres et sympathisants du SENS, le 26 octobre 2024.

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